Sophrologue auto-entrepreneur : statut, obligations et limites à connaître
La sophrologie et les autres pratiques bien-être sont entièrement compatibles avec le statut de micro-entrepreneur, sans restriction légale. Ce statut impose un plafond de chiffre d'affaires de 77 700 euros hors taxes par an pour les prestations de services (seuil 2026, révisé chaque année), une déclaration de chiffre d'affaires régulière à l'URSSAF, et la mention obligatoire « TVA non applicable, art. 293B CGI » sur les factures. Il ne dispense pas d'une assurance responsabilité civile professionnelle.
En bref : Le statut micro-entrepreneur est compatible avec la sophrologie, avec un plafond de 77 700 € de chiffre d'affaires annuel pour les services (2026), une déclaration obligatoire à l'URSSAF même à zéro, et des obligations de conformité identiques à tout autre statut.
Peut-on exercer la sophrologie en auto-entrepreneur ?
Oui. La sophrologie, la naturopathie, l'hypnothérapie et la plupart des pratiques bien-être sont compatibles avec le statut de micro-entrepreneur. Il n'existe pas de restriction légale qui l'interdirait pour ces activités non réglementées.
La création se fait en ligne sur le site de l'INPI (guichet unique), en déclarant votre activité sous le code APE correspondant, généralement le 86.90F (Activités de santé humaine non classées ailleurs) ou le 96.09Z (Autres services personnels), selon la nature exacte de votre pratique.
Le plafond de chiffre d'affaires
C'est la contrainte principale du statut micro-entrepreneur : votre chiffre d'affaires annuel ne peut pas dépasser un certain seuil.
Pour les prestations de services (ce que sont les séances de sophrologie), le plafond est fixé à 77 700 euros hors taxes par an (seuil 2026, révisé chaque année). Au-delà, vous devez changer de régime fiscal et juridique.
Si vous approchez de ce seuil, anticipez : le changement de statut prend du temps et les implications fiscales méritent d'être préparées avec un comptable.
TVA : la franchise et ses conditions
En micro-entreprise, vous bénéficiez par défaut de la franchise en base de TVA, c'est-à-dire que vous ne facturez pas la TVA à vos clients et ne la récupérez pas sur vos achats.
Vous devez mentionner sur vos factures : "TVA non applicable, art. 293B CGI".
Cette franchise s'applique tant que votre chiffre d'affaires reste sous un seuil de tolérance (différent du seuil de basculement de régime). Si vous le dépassez en cours d'année, vous devenez redevable de la TVA à partir du premier jour du mois suivant le dépassement.
Sur votre site internet, si vous affichez vos tarifs, la mention "TVA non applicable" doit être visible. C'est une obligation légale et une information que vos clients ont le droit d'avoir.
Les obligations déclaratives
En micro-entreprise, vous déclarez votre chiffre d'affaires mensuellement ou trimestriellement sur le site de l'URSSAF (ou via l'application AutoEntrepreneur). Le montant des cotisations sociales est calculé en pourcentage de ce chiffre d'affaires déclaré.
Si vous ne déclarez pas (même un mois à zéro), vous pouvez faire l'objet d'une régularisation ou d'une pénalité. Déclaration à zéro : obligatoire même si vous n'avez pas encaissé un centime.
Ce que le statut ne couvre pas
L'assurance professionnelle. Le statut auto-entrepreneur ne vous protège pas automatiquement contre les accidents ou les litiges avec vos clients. Une assurance responsabilité civile professionnelle reste nécessaire, indépendamment de votre statut juridique.
La conformité de votre communication. Le statut juridique de votre activité n'a aucune influence sur vos obligations de communication. Que vous soyez auto-entrepreneur, en SASU ou en portage salarial, les règles sur les allégations trompeuses, les mentions légales et le RGPD s'appliquent de la même façon.
Les droits sociaux. En micro-entreprise, vous cotisez pour votre retraite et votre maladie, mais à des niveaux souvent insuffisants pour une couverture comparable à un salarié. Si vous exercez à titre principal, pensez à compléter avec des contrats prévoyance et mutuelle adaptés.
La question du passage à une autre structure
Si votre activité se développe et que vous approchez du plafond, les alternatives les plus courantes sont l'entreprise individuelle au réel (EI), la SASU ou l'EURL. Chacune a des implications fiscales et sociales différentes, un expert-comptable est le mieux placé pour vous conseiller selon votre situation spécifique.
Vérifiez vos mentions légales
Sur votre site, vos mentions légales doivent indiquer votre SIRET, votre statut (micro-entrepreneur), et votre adresse professionnelle. Si ces informations ont changé depuis la création du site, mettez-les à jour.
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Questions fréquentes
Quel code APE déclarer pour une activité de sophrologie en micro-entreprise ?
Le code APE le plus fréquemment attribué aux sophrologues est le 86.90F (Activités de santé humaine non classées ailleurs). Certains praticiens se voient attribuer le 96.09Z (Autres services personnels) selon la nature exacte de leur activité. C'est l'INPI qui attribue ce code lors de la création de l'entreprise, vous pouvez le demander en précisant votre activité lors de la déclaration sur le guichet unique.
Que se passe-t-il si je dépasse le plafond de chiffre d'affaires en cours d'année ?
Si votre chiffre d'affaires dépasse 77 700 euros (seuil 2026) pendant deux années civiles consécutives, vous sortez automatiquement du régime micro-entrepreneur et basculez vers le régime réel d'imposition. Si vous dépassez les seuils de tolérance TVA en cours d'année, vous devenez redevable de la TVA dès le premier jour du mois suivant le dépassement. Anticipez ce changement en consultant un expert-comptable avant d'atteindre ces seuils.
Dois-je quand même déclarer à l'URSSAF si je n'ai eu aucun client ce mois-ci ?
Oui. La déclaration de chiffre d'affaires à l'URSSAF est obligatoire même si votre chiffre est à zéro. Ne pas déclarer, même pour une période sans encaissement, peut entraîner une régularisation ou une pénalité. La déclaration à zéro se fait en quelques secondes sur le site URSSAF ou via l'application AutoEntrepreneur.
Le statut auto-entrepreneur me protège-t-il en cas de litige avec un client ?
Non. Le statut juridique ne vous protège pas contre les risques liés à votre activité. Une assurance responsabilité civile professionnelle (RCP) reste nécessaire indépendamment de votre statut. Sans RCP, vous êtes personnellement exposé en cas de demande d'indemnisation d'un client, y compris pour un préjudice moral ou un accident survenu lors d'une séance.
Visible & Conforme vérifie la cohérence de vos mentions légales et identifie les éléments manquants ou obsolètes.
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